A propos…

Qui suis-je? Où vais-je? (Dans quelle étagère?)

Tant de questions que l’on se pose et tout autant de réponses qui amènent de nouvelles questions… Il ne s’agit pas de trouver de solution à cette équation existentielle, que celle-ci soit unique ou complexe, il s’agit d’exposer des faits qui découlent les uns des autres dont la finalité sera celle de se souvenir d’où on vient et quel chemin on prend.

Bref, qui suis-je? Tout dépendra du qui répondra pour vous à cette question.
Ce qui nous définit, est-ce notre rapport aux autres ou est-ce l’esprit qui se regarde tous les matins dans le miroir? Et voilà, une bête question en amène déjà une multitude de sous-questions…

Soyons donc cartésiens, je suis un quidam qui se balade sur Terre depuis 1976. Un parcours peu usuel a fait de moi un éclectique, s’intéressant à tout (ou presque) et me permettant de jouer les caméléons en me fondant dans la masse – à tel point que l’animal lui-même s’est perdu dans ses pensées et cherche à se rappeler ce qu’il est, ce qui le motive et son rapport à autrui. La seule certitude, c’est que je ne suis pas un manuel et qu’à part monter des meubles en kit, il ne faudra jamais s’attendre à ce qu’un cadre soit droit si je le pose.

Ce parcours, pour ce que je m’en souviens et que je veuille divulguer, commence donc à la fin du primaire, en Belgique. Ma mère étant assez ouverte d’esprit, j’ai été libre de choisir moi-même mon école secondaire ainsi que mes options. Bien que tous mes amis de l’époque soient tous allés dans les écoles du centre de Charleroi, je suis allé à contre-courant et j’ai opté pour Gilly. « Bâtissez votre avenir » était le slogan de l’époque et je ne sais pas trop si c’était un bon choix, c’était surtout mon choix et puis, la « voisine » y allait aussi, ça tombe bien. A l’origine, j’avais décidé que je serais mathématicien, or les cours plus mathématiques, y compris la comptabilité, n’étaient donnés qu’à partir de la 3ème secondaire. En attendant, il fallait choisir entre le Latin ou la couture, du moins pour les deux premières années. Donc ce fut le latin, et ce fut le latin pendant 6 ans, avec un excellent professeur (vous savez, ce genre de personne qui vous marque toute une vie et qui vous donne envie d’en apprendre toujours plus), à savoir M. Duroisin. À partir de là, une partie de moi était tiraillée entre continuer d’apprendre cette langue « morte », et tout ce qui en découle, et les sciences. Fin secondaire, un choix devait être fait et l’option des études d’ingénieur a été prise. La rhéto devint vite le boxon, avec du recul: 4h de math, 5h de sciences et 10h de math (5h en semaine et 5h le week-end) par semaine, heures auxquelles on rajoute 10h de patinoire, des heures de Club Dorothée et des dizaines de feuilles volantes de calcul… Je l’avoue: très peu de place pour une vie sociale active (ndlr: je me demande quand même quand est-ce que j’ai pu caser une relation là-dedans).

Me voilà donc à l’université à Mons, à 30min en train de Charleroi (j’ai d’ailleurs peu de mauvais souvenir lié à des trains, grèves, etc..), à étudier toute sorte de choses: des cours de mathématiques pour la plupart et des cours de sciences. Le hic, c’est que malgré des efforts, seules les cours non-scientifiques étaient correctement emmagasinés dans ma petite tête. Mon aspect Geek-Nerd a réellement immergé à ce moment-là: brossage de cours pour passer du temps sur un PC (à savoir que je touche à cette bestiole depuis la 1ère secondaire), entre amis, autour d’une table de Magic The Gathering et Maîtrise de jeux de rôle ont eu raison de mes études. Comme je dis souvent: 1-1-2-2-1-2-3: après avoir réussi ma première candidature et échoué deux fois à la deuxième année, je suis retourné vers quelque chose de plus inné: l’informatique.

La suite, en version accélérée, c’est consultant en TI pendant 12 ans, dont 8 à mon compte, une tentative de international executive MBA qui s’est révélée être un échec à cause d’une conjecture économique défavorable (plus aucune rentrée financière pendant plusieurs mois), un manque d’entrain suite à l’ambiance haut-standing des élèves (mon côté asocial et individualiste ne s’est jamais fait au fait de devoir collaborer avec les « autres » dans le cadre de projet) et l’échec répété au cours Supply Chain Management ont fait que je n’ai pas terminé le programme. De moins point de vue, je n’ai pas trouvé cela si important: l’important, c’est d’apprendre et de comprendre les concepts, les appliquer, c’était pas mon fort. S’en suit ma rencontre avec V, déjà maman de D, et la venue au monde de  mon petit coeur C.  Départ vers l’autre continent pour nous bâtir une nouvelle vie, ceci comprenant un job, une maison, des loisirs, etc.. Et un retour à l’université pour un BA Math…

Tout le reste, les trous à boucher dans ma vie active (de 2001 à nos jours), ainsi que la vie familiale et sociale, sera à découvrir au fil des pages. Outre des réflexions et les états d’âmes, certains articles seront orientés mathématiques, d’autres informatiques et quelques anecdotes.

Bon voyage!

The Postman

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