L’introspection, façon asociale

Suite aux différentes révélations de ces dernières semaines [ndlr: non, je ne parle pas du tout de politique], il faut donc que je fasse un peu le point sur ce qui se passe dans ma tête.
C’est ce que j’appelle l’introspection (étymologiquement, le fait de regarder à l’intérieur) et ce n’est vraiment pas la première fois que je procède à la chose, mais alors là, loin de là!

Je pense en avoir parlé dans un lointain billet, mais à plusieurs stades de ma vie, j’ai utilisé cette technique pour réorienter, peut-être mal, ma vie en faisant en sorte qu’elle soit plus en phase avec mes besoins. Que ce soit suite à des problèmes sentimentaux, des questionnements sur l’amitié, le boulot, etc… une introspection, c’est toujours utile.
Mais bon, ne s’introspecte pas qui veut! Et encore moins, n’importe comment! D’ailleurs, je suis d’avis que chaque méthode possède ses propres forces et faiblesses [ndlr: non, je ne ferais pas une analyse SWOT – Strengths, Weakness, Opportunities, Threads -sur les méthodes d’introspection… mais là, sur le coup, je me dis que ça pourrait « marrant » d’appliquer SWOT comme une méthode introspection] [ndlr: je m’égare… j’écris « brut », en arborescence] et que si vous appliquez celle d’un asocial évitant schizoïde, je ne suis pas sûr que vous vous sentirez mieux.

Bref, avant de m’égarer, il faut se fixer des règles importantes et claires:
– Quelque soit la situation, vous êtes le seul responsable de vos actes. Oui, c’est difficile à accepter, mais rejeter le blâmes sur un quidam, sur la société, sur le chien, la voiture en panne, etc… c’est trop facile!
– Il y a une exception à la règle précédente: vous n’êtes pas responsable des phénomènes naturels (météo, tremblement de terre, éruption volcanique, etc…) ni des accidents qui en découlent (pas la peine de vous blâmer si vous n’avez pas pu éviter l’arbre qui vient de tomber devant la voiture)
– Et il y a une exception à l’exception, surtout si vous êtes arboro-pensant: vous auriez du avoir un plan B ou pris des dispositions (rouler moins vite en pleine tempête, par exemple). Non, l’objectif n’est pas de vous culpabiliser: responsable ne veut pas dire coupable!
– Vous vous connaissez suffisamment! « Je sais de quoi je suis capable », c’est important comme optique de vie. Cela ne signifie pas que je n’ai pas envie de me surpasser, mais les limites entre ce qui est faisable (par un spécialiste) et ce que vous êtes capables ne doit pas être de la taille d’un gouffre. (ex: je suis nul en bricolage; même planter un clou me demande un énorme effort… donc me demander de remplacer le carrelage est de l’ordre de l’irréalisable).
– Dans les actions que vous auriez pu prendre ou que vous allez prendre, les hypothèses qu’une autre personne (spécifique) participera doit être exclue (de l’ex. ci-dessus, je ne dirais pas pas « V. le fera » mais plutôt « un carreleur le fera » – la nuance est importante!)
– Si vous êtes dans une période de changement important, faites l’exercice régulièrement (une erreur commise peut être réparée sans trop de dégât si on n’attend pas trop longtemps)


Comment ça fonctionne? L’objectif premier est de savoir pourquoi et comment on est arrivé à prendre une certaine décision (ou acte) et pour cela, on va procéder par régression.
Le plus dur étant que, lorsque la réponse à la question est: « parce que je suis comme ça », il faut creuser encore plus profondément car cette réponse n’est pas valable.
Évidemment, c’est un peu comme s’auto-psychanalyser, bien que le psy vous posera trop de questions sur « qu’avez-vous ressenti? quel est le rapport à l’autre à ce moment-là? qu’aurez dit votre maman? etc… ». Ceci enfreint donc la règle de la responsabilité (même si je consens que faire une chose pour ne pas déplaire à une personne chère, c’est difficile).
Et puis, il ne faut pas non plus tomber dans le fatalisme, ce qui est contraire au fait d’être maître de sa vie.


J’vous fais une petite démonstration, courte et sans aller trop en profondeur [ndlr: ce serait plus facile si je faisais l’exercice sur la reprise des études]:
– Pourquoi suis-je asocial? Parce que je suis déçu des gens
– Pourquoi es-tu déçu des gens? Parce qu’ils m’ont déçu à un moment donné
– (là, comme je suis schizoïde:) Tu fais dans la généralisation? non, pas vraiment, je laisse la porte ouverte. ah oui? comment? via ce blog… oui mais c’est pas la vraie vie – peut-être mais ça limitera la casse; appelons ça un principe de précaution. – OK mais tu te livres beaucoup – Stop, on s’égare!
– Comment t’ont-ils déçu? En ne répondant pas à mes attentes.
(Notez que par la règle 1, je suis responsable de mes attentes! Peut-être devrais-je les analyser en profondeur… et les revoir à la baisse?)

Je ne vais pas plus loin dans mon exemple… surtout que j’ai pris le plus long et que je n’ai pas fini de le détricoter (dans ma tête, là, ça part sur les concepts que j’avais spécifié plus jeune: il y a des mais, des connaissances, des contacts, les autres… principe de séparation pour éviter de se faire mal; parfois l’erreur peut provenir d’avoir mis une personne dans une mauvaise catégorie mentale… j’en suis responsable même si l’autre a joué un double jeu).


Une fois qu’on a trouvé la cause du problème, on ne doit surtout pas s’amuser à changer le passé dans sa tête. Le passé est immuable! Par contre, on doit mettre en place des barrières!), on prend en compte ce paramètre dans les situations futures.
Bon d’accord, pour beaucoup, je reconnais que c’est difficile. Mais si vous avez vraiment envie d’apprendre de vos erreurs, de changer, d’évoluer, de vous adapter, et tout cela sans trop en baver (il faudrait pas non plus souffrir plus avec une règle que si on ne l’avait pas mise). Qui plus est, si vous êtes capable de vous auto-suggérer, c’est assez facile.


Et évidemment, suite à l’annonce de ma zébritude, il faut que je refasse une introspection complète afin de savoir si des paramètres doivent être changés pour mes décisions futures (mais je ne changerais pas le carrelage moi-même!).
Je doute que ce n’est pas clair pour tout le monde, que cela ne s’adresse à tout le monde; mais pour ceux qui veulent savoir qui je suis, comment je me suis construit, sachez que j’ai appliqué presque inconsciemment cette technique depuis l’âge de 10-11 ans… Ici, je l’ai retranscrite le plus simplement possible car ce qui se passe dans la tête d’une personne ne peut pas toujours être couchée par écrit.
Dernier point sur le quel je me dois d’attirer l’attention, je suis un anti-généralité, donc je prends en compte les « dans le cas contraire où ». Peut-être ce principe doit être une règle, peut-être pas.

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The Postman Écrit par :

2 Comments

  1. 4 mai 2017
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    si vous voulez apprendre de vos erreurs, évoluer … ou comment perdre la moitié de son lectorat 😀
    les attentes … il vaut mieux selon moi je pas en avoir car (surtout pour les atypiques) elles relèvent du fantasme. Si tu ne t’attends à rien, tu es plus facilement agréablement surpris, ça m’arrive souvent !

    • 4 mai 2017
      Reply

      Je sais que « attente » n’était pas le bon terme… mais j’étais dans le rush: si je n’écrivais pas le billet, là, maintenant, je ne l’aurais pas fait… ou alors dans 1mois, 3mois, 10ans… 😉

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