Lecture: Chroniques de la fin du monde



Je viens de terminer le tome 2 des « Chroniques de la fin du monde » de Susan Beth Pfeffer (et donc entamer le tome 3); livre qui m’a motivé (et non inspiré) à écrire le billet « Seuls les paranoïaques survivent« .

Ces deux premiers tomes se déroulent en parallèle: le premier se déroule dans la campagne tandis que le second se déroule à New York.
Le synopsis est le même aux deux livres: Un astéroïde frappe la Lune et la rapproche de la Terre, effet qu’aucun scientifique n’avait prévu; et donc personne n’y était préparé. S’en suit donc toute une série de cataclysmes: la Lune étant plus proche, les marées sont altérées, la météo se dérègle et les volcans entrent en éruption…

Tome 1: Miranda (15 ans) vit avec son frère et sa mère à l’extérieur d’une petite ville de campagne. Au fil des jours qui suivent la rencontre entre l’astéroïde et la Lune, elle raconte dans on journal intime les bouleversements qu’entraîne ce choc : les tsunamis, les tremblements de terre et bientôt l’explosion de volcans. Des villes entières sont rasées tandis qu’elle, à l’intérieur des terres, lutte pour trouver de quoi survivre avec sa famille.

Tome 2: Alex (17ans) vit à New York avec ses parents et ses deux sœurs (14ans et 12ans). Lorsque l’incident survient, son père est au Costa Rica et sa mère à l’autre bout de la ville. Ce livre relate la survie Il n’a pas dix-huit ans et doit se débrouiller dans New York, envahie par les flots. Pour chercher ses parents disparus, trouver de quoi manger, de quoi se chauffer, et simplement pour survivre, Alex sera amené à faire des choix qui changeront son destin à jamais.

Les styles sont quelque peu différents: l’un est le journal intime d’une jeune fille, l’autre un récit qui nous permet de suivre la survie d’Alex.
Ce sont des livres qui rentrent dans la catégorie Ado, mais le sujet, lui, pourrait s’adresser à tout adulte qui soit.

Au commencement est un livre marquant, auquel je n’ai pas cessé de penser depuis la fin de ma lecture, il y a quelques jours. On pense aux catastrophes localisées qui nous ont touchés ces dernières années et on se demande comment deviendrait notre monde si l’ensemble de ces catastrophes était généralisé… pour peu que vous lisiez au soleil ce premier tome des Chroniques de la fin du monde, vous profiterez encore plus de la vie après, appréciant ce que la nature offre chaque jour et qui peut bien s’achever du jour au lendemain comme nous le rappelle Au commencement…
L’histoire des Chroniques de la fin du monde a donc quelque chose de terriblement inquiétant et dramatique. S’il faut être bien accroché émotionnellement parlant pour le récit, celui-ci est écrit, par contre, de façon très simple. Quelques aspects psychologiques des personnages sont creusés mais le tout reste encore superficiel. L’histoire est auto-centrée sur la vie de Miranda et les informations sur ce qui se passe à l’extérieur sont très éparses.

Si j’étais assez dubitative sur ce second tome, qui me semblait être une redite de Au Commencement, mes préjugés ont vite été dissipés au fil de ma lecture. Certes nous retrouvons dans L’Exil les principales situations catastrophiques évoquées dans le premier tome des Chroniques de la fin du monde : faim, mort, froid, tremblements de terre, inondations, lutte pour la survie, marché noir…mais le parcours et la vie d’Alex Morales est différent de celui de Miranda.
Alex se retrouve propulsé au rang de chef de famille alors qu’il a tout juste 18 ans. Il doit s’occuper de ses deux soeurs, Briana et Julie et veiller à ce qu’elles mangent, survivent. Il se retrouve pour celà à piller des cadavres dont il échange les affaires contre de la nourriture. C’est une réalité dure à affronter qui le transforme au fil des chapitres. Dans l’ensemble la lecture de L’Exil donne plus l’impression d’un second regard sur les événements qu’une réécriture facile du premier tome. Le roman est aussi passionnant et effrayant que Au Commencement. On ne peut pas s’empêcher de lire ce livre mais en même temps cette lecture est angoissante et nous donne froid dans le dos. Impossible de ne pas se dire : Et si ça arrivait vraiment, qu’est-ce que je ferais ?

(ndlr: extraits de texte provenant du site www.Lirado.con et qui résume très bien mes sentiments sur ces livres)

La survie, telle est l’objet donc de ces livres.
Une fois terminé, je me suis demandé, dans l’état actuel des choses, combien de temps ma famille et moi pourrions survivre si un tel phénomène survenait. La réponse serait « pas longtemps »…
Il est donc tant que j’apprenne à vivre sans électricité…

Bonne lecture!

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The Postman Écrit par :

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