Je suis cyclique (et non pas cycliste)

Quand on regarde autour de nous, comment le monde évolue, et surtout quand on regarde l’histoire, on remarque que tout est cyclique. Je ne m’attarderais pas sur les exemples, ils sont légion et j’y reviendrais sûrement dans un autre billet.

Le fait est que nous aussi, nous sommes cycliques (comme écrit dans un certain livre, « tu es poussière et tu retourneras poussière »), autant les femmes que les hommes (analogie du passage à niveau ;-)). Le sommes-nous uniquement du point de vue biologique ou cela se retrouve-t-il dans d’autres aspects de nos vies?

Bon, à de rares exceptions près, on peut citer le cycle (rencontre, fun, dispute, réconciliation) qui peut devenir (rencontre, fun, dispute, rupture), ainsi que toutes les variantes possibles. On rajoute aussi le « metro, boulot, dodo », on intercale des vacances, on termine par la retraite et nous obtenons un nouveau cycle.

Ce cycle que l’on appelle « routine », j’avoue que je le haïs. Il ne laisse peu de place à l’initiative et au changement, surtout quand il est bien ancré. Mon métier de consultant, je l’ai choisi à l’origine car, si la routine liée à un client commence à me gonfler, je pourrais en changer sans trop de contrainte (l’avantage d’être un expert dans son domaine), mais à bien regarder, je me suis enfermé dans un nouveau cycle:  [Nouveau client, défi, nouveaux collègues, routine, bye bye]. Au départ, chaque client avait l’avantage d’amener un effet « évolution-formation-plus-value » lequel a totalement disparu avec le temps. L’évolution, il faut désormais la générer, ce qui veut dire que l’on doit s’en donner les moyens et qu’en plus, l’opportunité soit présente. [ndlr: arf… c’est pas de ça que je voulais parler… tant pis, je continue sur cette piste de type introspective]. Donc en parallèle à ce cycle, on lance un casse-routine, on apprend de nouvelles disciplines (gestion de projet, gouvernance, executive MBA…) et on tente de se vendre pour se créer un nouveau cycle que l’on qualifierait d’évolutif. Si l’on est prêt à modifier notre mentalité et à mettre beaucoup d’effort, l’environnement, lui, y est complètement hostile. Il faut donc relancer la machine à zéro, refuser tout ce que l’on faisait dans le passé et se vendre comme un junior, dans un monde où la crise a marqué les décideurs au fer rouge. Vu qu’il faut se nourrir, que l’on ne souhaite pas vivre au dépend de la société (désolé, le chômage, je n’en veux pas – d’ailleurs je n’ai jamais été inscrit comme demandeur d’emploi), on n’a pas d’autre choix que de régresser et de revenir au cycle précédent, avec tout de même l’avantage d’avoir une nouvelle vision de son métier.

Tentons de nouveau de briser ce cercle vicieux: bâtissons un projet que l’on nomme « Destination Canada » (ou plutôt « Destination Québec »). [ndlr: ce n’est qu’une raison parmi des dizaines pour lesquelles nous avons traverser l’Atlantique], Tout est à recommencer mais le discours est différent icitte, donc nous avons le retour des défis (élément important pour moi) dont celui de partir à zéro (notons que dans les défis, celui de l’éducation de la petite est toujours présent – et évolue en permanence). Tout roule… sauf que le défi « boulot » n’est toujours pas assez présent. Il est donc temps d’évoluer et de prendre des risques: refaire une formation complète qui va prendre au moins 5ans et puis changer de jobs, trouver un boulot qui sera du défi perpétuel, qui me fera travailler les méninges et qui sera une source d’évolution. C’est un double défi qui s’en vient donc… et par ce blog, je compte tenir informé la blogosphère (voyons large) de l’évolution de ce projet.

Avec du recul, si on regarde ce que la Société attend de nous, il n’y a aucun cycle: Naissance, études, travail, retraite, mort. En retournant aux études, est-ce que je casse simplement cette norme ou est-ce que je recrée un cycle? Peut-être le monde pourrait évoluer différemment et générer un cycle plus en adéquation avec la vie? Non pas que je n’ignore pas qu’apprendre ne plaît pas à tout le monde et que le changement est une source de stress pour beaucoup, mais si une civilisation est par nature évolutive, elle serait peut-être plus apte à s’adapter et rejeter l’inconnu [ndlr: à suivre dans un futur billet].

Sinon à l’origine, je devais vous parler de mes cycles, à savoir les alternances de périodes: lecture intensive, animé non-stop, jeux PC, films-à-gogo,… Je suis cyclique et là, je suis dans la zone Animé; elle semble venir après la période Jeux et précède les lectures… Et je suis en mode bavard par excellence.

Bien à vous 😉

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The Postman Écrit par :

Un commentaire

  1. 29 janvier 2015
    Reply

    disons que tu crées un cycle dans le cycle ^^ (si tu veux que la blogo vienne à toi, faut d’abord aller à la blogo ^^ un autre cycle tiens 😉 )

Quelque chose à rajouter?