Et si on changeait le monde? [1 – Questions]


Pourquoi supprimer l’argent?
Je ne me lancerais pas dans une longue diatribe sur l’objectif de l’argent et sur son histoire. On a eu besoin de ce concept dans un lointain passé et tout y a été attaché par la suite.
L’objectif initial, pour faire simple, c’était de pouvoir échanger des biens entre personnes:
– j’ai un pain et je voudrais ta vache, si je t’en donne 20, ça te suffit?
– Et là, le gars, il dit qu’il aime pas le pain mais il aimerait une nouvelle charrue… Il suffit de se débrouiller pour trouver quelqu’un qui participerait à l’échange…
Donc en passant par un bien intermédiaire, la monnaie, on peut donc procéder plus aisément à l’échange. [ndlr: j’ai utilisé plusieurs biais, c’est plus complexe que ça]
Oui mais… Ca peut se compliquer très vite: ta monnaie, elle vient de Chine, elle vaut rien, par rapport à ma monnaie persique… Arf… va falloir convertir…

On rembobine et on recommence, mais cette fois-ci, avec l’aide des technologies modernes, de philosophie et de social:
D’abord, une base de données modernes, voire une IA (intelligence artificielle) sera capable de tenir des registres d’échanges entre des produits de divers types (une vache, du pain et une charrue). Même si le gars qui vend sa vache ne veut pas 10 pains, il pourrait très bien vouloir un pain de temps en temps… facile à gérer ça, à notre ère moderne.
Ensuite, posons-nous la question du « pourquoi je veux une vache » et « pourquoi j’ai du pain en surplus »: la nécessité, la subsistance… est-ce nécessaire d’avoir la vache après tout si, ce que je veux en fait, c’est du lait tous les matins et un steak de temps à autre? A l’ère de l’économie de partage, on peut très bien gérer ça aussi.
Le côté Social, c’est pour se démarquer des autres ou, à l’inverse, s’intégrer. Si on enlève le critère argent, il y a bien d’autres façon de s’intégrer, non?

Voyons voir… mais, c’est pas une vache que je veux, c’est une maison! Et bien, le système est le même: tu offres du temps (en travaillant) au système, ce que tout le monde fait, et le système en tient compte pour toi devenir propriétaire. C’est un autre « gars » de la société qui lui, a offert son temps pour construire la maison et sera récompensé par le fruit de ton labeur (enfin, en partie, vu qu’il a besoin de plein d’autres choses).
Dans l’ancien temps, ce « troc » de haut niveau était totalement ingérable, mais maintenant?

Et l’argent existerait encore pour autant, mais ne serait utile qu’aux entreprises et aux États (on ne cultive pas de bananes en Russie, par exemple; même chose pour les matières premières).
Là, c’est un point sur lequel faudra avancer dans le modèle en cours de définition (je reste ouvert aux idées)


La peur, ce leitmotiv
Ce qui motive les gens à vouloir accumuler des richesses, c’est la peur du lendemain, la peur de l’autre qui lorgne sur vos biens, la peur que vous vouliez vous en prendre aux siens… par biens, on peut aller plus loin: intégrité physique, morale, psychologique, etc… Les guerres, quoi qu’on l’en dise, même celles de religion, sont motivée par l’appât du gain et la peur des différences.
D’ailleurs, d’un point de vue religieux, on pourrait presque considérer la Peur comme un méta-péché: c’est la peur d’aller en Enfer qui pousse les gens à ne pas succomber aux péchés traditionnels. D’aucuns diront que c’est l’envie d’aller au Paradis et d’aller dans un mode sans souffrance. Les deux points de vue se tiennent, tout dépend du vécu des individus.
Soit, dans un monde où la peur de pouvoir survivre au lendemain n’est plus présente, c’est à dire où l’on garantit à tout individu que, quoi qu’il arrive, ses besoins matériels sont maintenus (il aura toujours un toit, il aura toujours de quoi manger, ses enfants auront les mêmes droits qu’eux…), on éradique une partie de la peur. Notez que je ne dis pas que tout s’arrangera pour autant (il y a des gens qui, quoi qu’il arrive, ne s’aimeront jamais; il y en a qui ont besoin d’avoir du pouvoir sur autrui…).


Recréer une civilisation
Dans mon délire concept, je vous demande de faire abstraction le plus possible de l’argent.
Pour en arriver là, vous pouvez vous projeter dans des scenarii divers: soit imaginez un météore (c’est de saison, il paraît), tel que celui qui a provoqué l’extinction des dinosaures (ndlr: il existe d’autres hypothèses à ce sujet, presque toutes aussi valables, ce n’est pas un sujet de discussion ici). Imaginez une épidémie réduisant la population à celle qu’elle était à la fin du premier millénaire (rappel, nous sommes dans le 3ème). Imaginez une super-catastrophe naturelle… Là, vous voyez, croyez-vous vraiment que l’argent aura son importance pour rebâtir la civilisation?

Et si vous êtes fan de S-F et que vous croyez aux extra-terrestres, pensez-vous que, lors de contacts du troisième type, on va discuter d’un taux de change entre leur devises et les nôtres? des Krypton-dollars peut-être? Non, sérieusement (enfin, si je puis le dire), pensez-vous qu’ils en sont encore à l’aire de l’argent?

Et si vous êtes super-croyants, sans remettre en doute la vie après la mort, comment imaginez-vous que le paradis est géré afin que tout le monde soit « heureux »?


La surproduction, la théorie du 5%, les effets à long-terme
Un des gros défauts du capitalisme, outre la répartition des richesses, c’est qu’il se base sur la croissance et qu’il ne se fixe aucune limite à ce sujet.
D’ailleurs, à force de vous présenter des exercices (lors de vos cours d’école) avec des taux d’intérêt de 5% ou 10%, on en viendrait à croire que ces taux sont réalisables. Que nenni! Il y a un moment, on va manquer de ressource ou on va manquer de clients ou la population sera trop importante et il y aura un renversement.
On se base sur une croissance perpétuelle de 5% (en moyenne) alors que, pour y arriver, on doit écraser toujours les plus petits. Il sera temps, un jour, de modifier le modèle (j’ai des idées à ce sujet: plutôt que linéaire, on peut appliquer un taux logarithmique, ce sera plus raisonnable… enfin, bref, c’est pas le sujet) afin de coïncider avec la réalité (note que si l’on continue on sera obligé de coloniser les autres planètes – ça deviendra un enjeux pour la survie).
Et donc, dans le concept proposé, on en est donc à éviter de spéculer pour faire plaisir aux investisseurs car il faut du cash, rien que du cash… faut que ça rapporte, et de préférence, toujours plus.


Pourquoi travailler?
Vous pourriez me dire: Mais Post, avec les robots et l’IA, on aura plus besoin de travailler!
C’est pas faux, mais cela implique de faire tomber des barrières et aussi de se lancer dans la méta-physique: quels rôles aurons-nous alors? on glanderait toute la journée, on préférerait l’oisiveté, pourquoi apprendrions-nous des choses aussi? On passerait peut-être nos journées à copuler? Pire, et c’est les robots se rebellaient? (on ne rigole pas, ça a même été discuté au Sénat Français). Quid si une IA déconne et décide que l’espèce humaine est obsolète? Là aussi, c’est envisageable. Souvenez que de nombreux films de S-F (encore eux) ont initiés les changements technologiques de nos jours (d’accord, on ne se téléporte pas – encore), mais on communique en temps réel à travers la planète, non? Les voitures se déplacent toute seule depuis peu… C’est quoi la suite?
Et puis, on a besoin de s’occuper, sans pour autant nous tuer à la tâche… Je vous passe le dicton « Le travail, c’est la santé! ».
Dans les faits, je dirais que ceux qui aiment vraiment leur job ne voient jamais le temps passer. Ils font ce qu’ils aiment et travaillent par plaisir. C’est utopique, peut-être, mais si c’était ça l’avenir?
(et pour ceux qui sont vraiment allergiques parce qu’ils n’aiment pas leur job, ils bosseraient juste un minimum de 4h par jour).

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The Postman Écrit par :

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