E-volution 6.0 – Chapitre 2 – Choc (3/3)

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Décidément, le monde ne tourne plus rond!

Avant-hier, un gars se fait exploser dans une salle de contrôle, emportant cinq vies ainsi que la sienne, tout cela inutilement. Et aujourd’hui ça! Plusieurs millions de morts en moins d’une heure, plusieurs dizaines d’années de retombées radioactives, la Terre saccagée comme elle ne l’a jamais été en 2000 ans. Et tout ça pourquoi?
Enfin, faut que je me calme et que je relativise! Entre l’incident de lundi et cette horreur qui vient de réduire l’Europe à un gouffre, le seul point commun, c’est l’origine : la Religion dans toute sa splendeur!

Le réfectoire est plongé dans une sorte de silence tragique; on peut lire l’horreur et la tristesse sur tous les visages. Déjà certains se résignent même : comme un 11 septembre de début de siècle, ce 23 février 2061 marquera un tournant dans l’Histoire.

Les téléviseurs montraient tous ces images de champignon géant. Les commentateurs avançaient chacun des théories : Comment vont réagir l’ONU, l’OTAN, les USA…
Les journalistes américains spéculaient comme à l’accoutumée. Leur président actuel, Christopher S. Watford, issu de la mouvance Tea Party, ultra-conservateur et ultra-croyant, lançait déjà des déclarations farfelues sur le châtiment divin et sur les représailles à venir.

Évidemment, nos voisins du sud blâmeraient les Russes et les Chinois qui auront offert l’arme nucléaire aux Islamistes. Ils accuseront de nouveau le président Obama d’avoir signé il y a presque 50 ans un accord avec l’Iran. Ils n’iront jamais creuser plus loin et ne tarderont pas à passer à l’offensive. Il y a trop longtemps qu’ils n’étaient plus entrés en guerre, toujours retenue par l’une de ces organisations internationales prônant le dialogue et s’enchevêtrant dans une bureaucratie sans fin.

Je m’étonne même que leurs missiles ne soient pas déjà en route! Au moins ont-ils troqués leur armement nucléaire pour des bombes « vertes », qui causeront toujours autant de dégâts, mais sans risquer de réduire la planète à une zone de non-vie.

Tom et Jane me répètent souvent que mon anti-américanisme est une rancune personnelle pour ce qu’ils ont fait subir à mes parents lorsque je suis passé au Nord, comme ils disent. Il y a un siècle, on passait à l’Est ou à l’Ouest, maintenant le flux n’est plus que dans un sens : vers le Nord! Mes parents n’allaient pas assez souvent à l’Église, raison pour laquelle j’aurais été corrompu par l’Icône Canadienne : ce pays où les hommes ont joué à Dieu et ont élevé l’IA au rang de religion polythéiste. Mes parents ont souffert et ont dû se retirer dans une ville isolée où personne ne les connaissait, sauf que la rumeur se répand plus vite qu’un virus informatique. Elle s’insinue dans les foyers, attendant la moindre occasion pour atteindre leur cible. Personne ne les a aidés lorsque l’incendie s’est déclaré, personne n’a pris la peine d’appeler les pompiers, sauf lorsque le feu a menacé de se propager à la maison voisine.

Je savais que je courrais un risque en acceptant la proposition de Marina, mais j’avais négligé mes parents. Ils se pensaient à l’abri quand ils m’ont dit d’accepter l’offre, qu’ils m’ont dit qu’il n’y avait pas d’avenir au Texas ni même sur les terre de l’Oncle Sam. Et je les avais crûs.

Oui, je suis rancunier et grâce au soutien de mes collègues et du programme d’aide aux proches, j’ai réussi à m’enlever toute culpabilité de la mort de mes parents. L’obscurantisme les a tués, comme il m’aurait tué s’ils avaient appris mon rejet de la Foi Chrétienne.

Tiens! Quelqu’un s’est décidé à changer de chaîne pour mettre la chaîne locale d’information, laquelle couvre aussi les actualités internationales. Là, Wilbert Light reprend les faits, puis laisse la parole à Joachim qui s’adresse à la population pour exprimer d’abord toutes les condoléances aux familles des victimes, la nation comportant une grande part d’immigrés européens. Ensuite, même s’il n’est pas aussi important qu’un premier ministre, il a présenté, en notre nom à tous, son soutien à tous les gouvernements victimes de ces actes barbares. Il a aussi assuré que le Canada avait pris acte et interviendrait face à cette menace grandissante. Il a finalement annoncé que des cérémonies seraient organisées dans tous les lieux de culte du pays dès le lendemain et qu’une minute de silence se tiendra à midi dès le lendemain et ceci durant 30 jours.

Il n’y a pas à dire, en termes de communication, notre Joachim est un maître. Les mots qu’il a utilisés ainsi que le timbre et l’intonation de sa voix n’auraient jamais pu être égalées par n’importe quel humain sur terre.

– Jeffrey, tu viens avec nous?
– Désolé, Jane, j’étais perdu dans mes pensées. Tout ceci n’annonce rien de bon… Que disais-tu?
– On doit aller inspecter le domicile de Carl Spinger. Les scientifiques viennent de finir leur boulot et on a reçu le feu vert.
– D’accord mais c’est moi qui conduit!

Carl Spinger, de son vrai nom Jamal Ben Mouhid, l’homme qui avait réussi à s’introduire dans la salle de contrôle. On ne peut pas dire que l’enquête piétinait, pas à ce stade du moins. Billy et Alexis nous avaient donné toute l’information qu’ils avaient. Le premier, chargé de la défense du territoire et des bâtiments, avait fourni les vidéos de sécurité, le listing des entrées-sorties du personnel des trois derniers mois ainsi que les détails sur le matériel utilisé par le terroriste. Le second, en tant qu’IA du renseignement, avait identifié Carl sur la vidéo et nous avait transmis toutes les données personnelles qu’il possédait. Ensuite, en injectant la photo de Carl dans la base de données d’Interpol, une correspondance fut trouvée en la personne de Jamal.

Carl était rentré au pays en 2045, un peu avant que les IA soient activées et devenues autonomes, ce qui explique que ni Marina ni Alexis n’aient pu faire le rapprochement. Qui plus est, les IA n’ont pas le droit d’intervenir sur la vie civile autrement que dans leur rôle politique, raison pour laquelle des gens comme Jane ou lui, enquêteurs chevronnés, existaient encore dans ce pays. Elles ne pouvaient pas surveiller chaque individu, cela avait été décidé car le Canada ne voulait pas devenir un état policier. Il y avait cependant moins de crimes : les meurtres se comptaient sur le bout des doigts, soit moins d’une dizaine par an.

Notre brigade est active sur tout le territoire, une vingtaine d’enquêteurs suffisent pour couvrir les crimes les plus graves de Vancouver à Halifax. En ce qui concerne les vols, la drogue et les autres délits, chaque ville possède une brigade police. Les IA ont eu leur impact dans la diminution du crime, et cela principalement parce que la qualité de vie s’est fortement améliorée. Il reste toujours des fragments de cupidité et de jalousie, cause majeure des délits en ces jours. Mais en général, les gens heureux ne convoitent pas le bien d’autrui – et les IA font tout ce qui est possible que les citoyens soient heureux.

Et ils n’ont pas fait comme César : du pain et des jeux! Non, ils ont donné l’occasion à chaque individu de s’accomplir, de découvrir dans quoi ils performent et à accepter la gratification de leur travail. Tout travail mérite salaire, mais quand on fait ce que l’on aime et que le salaire suffit à vivre, on n’a pas le temps ni de raison d’envier les autres.

Jane fait partie de cette génération-là. Tina avait confirmé son potentiel d’enquêtrice lors de chacun des cinq tests d’aptitude qu’elle avait passés, et même si certains pensaient qu’elle avait été programmée pour, Jane avait déjà les compétences et la capacité de synthèse pour faire ce métier à l’âge de 8 ans. Elle n’a pas même pas eu à confirmer ses connaissances lors des tests 6 et 7 que certains passent à 21 ans et 24 ans. Ces derniers tests sont souvent réservés aux spécialistes pouvant s’épanouir dans plus d’une profession. Avec ses résultats au-delà de toute espérance, elle avait donc pu commencer sa maîtrise en criminologie à 18 ans pour le finir deux ans plus tard. En fait, j’y pense maintenant, les tests d’aptitude sont tellement précis et fiables qu’ils ont permis de détecter une multitude d’Einstein. Non pas qu’il y ait des exceptions, chacun est libre de choisir sa voie après tout, mais la plus grande majorité des jeunes ont réalisé que ce qui avait été détecté chez eux comme prémices à un avenir radieux s’est révélé être la pure vérité.

– Vas-y mollo, tu sais que je ne suis pas une grande fan de vitesse
– Je ferais de mon mieux, ai-je ajouté en m’asseyant derrière le volant.

Une fois tous les deux installés, le véhicule nous a demandé notre destination. La réponse a été la formule classique : « Conduite manuelle. Conducteur Jeffrey Mac Lean ».

Une seconde plus tard, le véhicule a émis un bip sonore suivi de « Conducteur identifié. Roulez prudemment Mister Mac Lean ».
Le trajet prendrait une petite demi-heure.

– Jeff, qu’est-ce qui va se passer à ton avis? De l’inquiétude était présente dans sa voix.
– Je ne sais pas. Nous entrons dans une zone où l’avenir est de plus en plus flou. Nos IA ont toujours tout fait pour éviter le conflit, mais nous ne pouvons pas nous voiler la face.
– Tu crois que l’on va entrer en guerre ouverte?

J’ai décidé, à ce moment-là, que je ferais tout pour la rassurer. Elle n’avait jamais connu de climat de terreur, isolée dans le cocon du pays. La guerre, pour elle, se limitait à des récits de livres d’histoires, à des documentaires ou à des films d’action.

– Pas aussi ouverte que cela. Nos entreprises ont développé tout un arsenal d’équipements pour nous éviter des morts inutiles. L’objectif des IA reste le zéro décès.

J’ai failli rajouter « zéro décès canadien » mais je me suis ravisé. Les IAs n’ont aucun moyen d’attenter à la vie d’autrui, uniquement de défendre nos intérêts. Il est aussi dit que, si la vie d’un citoyen canadien et celle d’un étranger devait être mis en balance, l’IA n’aurait d’autre choix que de sauver notre compatriote, quel que soit la manière d’y arriver.

– Donc, pour toi, nous n’avons rien à craindre?
– Jane, il n’y a pas de risque zéro. Mais nous sommes en sécurité, là, pour le moment. Notre travail est de tout faire pour que rien ne menace notre havre de paix de l’intérieur.
– Je te crois, Jeff. Sa sincérité n’était pas feinte.
– Et si on changeait de sujet? Arrêtons de spéculer sur l’avenir.
– D’accord! Puis : Au fait, tu as vu les avions ce matin? Il paraît que nous avons accueilli 10000 migrants en une journée!
– Tu es sûre du nombre? Ce chiffre me paraît exagéré. En général, on admet environ 1000 nouveaux citoyens chaque année et là, on aurait recruté l’équivalent de plus de 10 ans d’immigration?
– Oui, c’est ce que nous a annoncé Joachim un peu avant le lunch. Tu n’étais pas encore là. D’ailleurs, il me semble que tu es bien souvent en retard ces derniers temps… Le petit sourire en coin en disait long sur ses sous-entendus…

La villa de Carl était située dans la banlieue d’Ottawa l’Ancienne, comme on nomme cette ville depuis sa chute en 2044. C’était une vaste demeure et non le petit taudis auquel je me serais attendu. C’était la dernière habitation d’une voie sans issue, bordée par une forêt de plusieurs hectares.

– J’espère que le type n’aura pas une planque dans les bois…
– C’est fort probable, Jeff. S’il a pu échapper à notre vigilance durant si longtemps, il doit avoir prévu plusieurs échappatoires.

Jane avait raison. Le dossier qu’Alexis nous avait fourni est plutôt mince, ce qui signifie que le gars était suffisamment brillant pour rester discret. Discret et fanatique : vivre 15 ans dans un pays à fomenter un attentat pour se tuer avec, il fallait vraiment être un illuminé.
Le problème principal, c’est que, d’après nos informations, le Carl ne semblait appartenir à aucun culte religieux. Or la liberté de culte était aussi l’un des droits fondamentaux du pays. Synagogues, églises, mosquées ainsi que tous les autres temples religieux étaient présents aux quatre coins du Canada. Presque chaque ville en possédait au moins deux. Et évidemment, afin d’éviter à l’intégrisme religieux de semer sa gangrène, il est nécessaire que les chefs religieux suivent une formation et, même si c’est un peu délicat, le dogme devait être revu pour représenter les valeurs défendues par le Canada. C’est Edward qui est en charge de la culture et des religions, et plus d’un imam a été expulsé du territoire pour non-respect de la loi et pour avoir prôné que le Coran devait être la base de notre nation.

– On fait le point sur ce que l’on sait de notre bonhomme?
– Jamal Ben Mouhid, alias Carl Spinger. Directeur du marketing chez Triton Limited, une boîte qui organise des séjours en forêt. Pas de femme ni d’enfant. 37 ans. Originaire du Pakistan. Aucun antécédent judiciaire, même pas un excès de vitesse.

Le résumé de Jane était limpide :

– C’est peu… L’enquête risque d’être longue.
– Comme si tu n’aimais pas ce genre d’affaire, a-t-elle plaisanté.
– OK OK… Bon, est-ce qu’on a déjà eu un retour des scientifiques?
– Non rien de probant. Ils ont trouvé un ordinateur portable, le dernier cri, ainsi qu’un ordiphone. Ils sont en train de les analyser.
– Entrons voir et espérons qu’ils nous ont laissés quelque chose à nous mettre sous la dent.

La première chose qui m’a frappé lorsque nous avons passé la porte, c’est cette sensation de vide. Le hall servait aussi de salon et de salle à manger, il faisait plus de 60 m². En tout et pour tout, on pouvait compter le mobilier avec nos deux mains : une table à diner, 6 chaises, un divan trois-places, un fauteuil et une table basse. Les murs étaient couleur ocre. Il n’y avait aucun cadre, aucune photo. Soit le gars était un minimaliste de la vieille école, soit il ne vivait pas ici.

La cuisine, moderne et pratique, semblait la pièce la plus vivante : il y avait là tout le nécessaire du parfait cuisinier. De la nourriture à profusion dans chacun des placards, de quoi pouvoir tenir plusieurs mois sans sortir de chez lui.
La chambre, tout comme la première pièce, respirait l’absence de vie. Un lit, un bureau et une chaise. Il y avait un accès à dressing, lequel était méticuleusement bien rangé.
La dernière pièce était la salle-de-bain. Une splendide douche vitrée occupait le centre, une baignoire pouvant accueillir 4 personnes se trouvait dans le coin le plus reculé et un lavabo était à l’entrée. Un placard encastré dans un mur contenait serviettes et produits classiques, en grande quantité.

– D’après ce qu’on a pu voir, ça confirme l’existence d’une autre planque.
– Pas forcément, a répondu Jane.

Elle est restée plusieurs minutes, les yeux fermés, Son cerveau était en train d’élaborer tout un tas d’hypothèses, comparant ce qu’elle voyait à ce qui devrait y avoir. Puis elle m’a fait signe de la suivre dans le salon.

– La façon dont sont orientés les fauteuils, vers ce mur, laisse à supposer l’existence d’un écran. L’avantage des technologies modernes quand on applique les préceptes du minimalisme, c’est que rien n’est visible.
– Les scientos ne seraient pas passés à côté tout de même. Ils ont des détecteurs qui…
– Pas forcément. Leur matériel est capable de détecter les flux électriques à travers les murs, à condition que le courant soit branché.
– Je vois où tu veux en venir.
– J’ai actionné un interrupteur mural et la pièce s’est illuminée.
– Le courant est bien branché, ai-je ajouté
– Tu ne trouves pas bizarre, dans notre époque, d’avoir un interrupteur manuel? De nos jours, on lance des commandes vocales.
– Un leurre, c’est ça ton hypothèse?
– Si l’électricité fonctionne dans une maison, tu ne cherches pas plus loin, non? Tu n’irais pas vérifier le commutateur général de la maison ni la boîte à fusible…

Suivant son idée, nous nous sommes mis à faire le tour de la propriété pour trouver le tableau de commande électrique.

– Bingo! S’est écrié Jane. Sa voix provenait du dressing.
– Alors, ça dit quoi?
– Regarde, le dernier fusible est coupé. Contrairement aux autres qui sont étiquetés, celui-là ne possède aucune indication.
– Donc, si je suis ton raisonnement, même si notre équipe est passée par là, ils ont pu se dire qu’il n’avait aucune utilité et donc qu’il ne servait à rien de l’activer.
– On va vérifier ça tout de suite, dit-elle.

Et avant que je ne l’en empêche, elle mit le fusible sur la position « Marche ».
Dans le salon, les sons caractéristiques de l’initialisation d’un système de contrôle ont retenti. Nous y sommes retournés mais nous n’avons trouvé aucun changement visible.

– On fait quoi maintenant? On rappelle les experts?

En fait, même vivant dans ce monde bourré de technologie depuis des années, je ne me suis jamais habitué à tous ces gadgets…

– On va les appeler mais avant, laisse-moi essayer quelque chose.

Quand Jane a les yeux qui pétillent de la sorte, j’avais appris qu’il fallait la laisser au fond des choses.

– A ton aise, ai-je répondu.

Elle énuméra à haute voix toute une série de commande vocale susceptible de faire réagir la domotique intégrée à la bâtisse.

– Bon sang, ils auraient pu normaliser les mots clés. Ça devient lassant…

Une idée m’a traversé l’esprit…

– Jane, tu aurais une option « traduction » dans l’un de tes gadgets?
– Évidemment! Comment n’y ai-je pas songé plus tôt! Tu es un génie, Jeff!

Elle a commencé à tripoter son bracelet et après quelques secondes, ce dernier a annoncé : « dictionnaire ourdou chargé ». S’en est suivi un étrange dialogue où Jane dictait des mots clés en anglais et où une traduction était donnée, traduction qu’elle prononçait à haute-voix, pour faire réagir le système. Puis brusquement, un programme de télévision est apparu sur le mur.

– Et voilà, le tour est joué! Me dit-elle avec un grand sourire!
– Il va nous falloir un véritable traducteur si on ne veut pas y passer la journée.
– Rabat-joie, m’a-t-elle gratifié.
– J’ai rappelé l’équipe scientifique en leur conseillant vivement de venir accompagnée d’un interprète parlant plusieurs dialectes ourdou.
– Y a plus qu’à les attendre.

Une heure plus tard, Halif, un informaticien travaillant au soutien informatique de la police est arrivé avec les hommes en blanc. Ils n’avaient pas trouvé d’interprète proprement dit mais ils s’étaient souvenus qu’un des informaticiens était d’origine pakistanaise.

Jane a commencé à discuter avec lui puis l’homme s’est mis à psalmodier, puis, un déclic s’est fait entendre en provenance de la cuisine et nous avons trouvé une trappe sur le sol d’un des placards. Le premier échelon d’une échelle nous invitait à descendre.

– De mieux en mieux! Nous voici avec des passages secrets comme au Moyen- ge!

Je suis passé premier, suivi par Jane et un gars de l’équipe scientifique.
C’est stupéfiant ce que l’on peut trouver dans un sous-sol. Celui-ci est constitué de trois pièces distinctes.

La première salle peut être considérée comme un bureau et un atelier à la fois. Les scientos ont récupéré de quoi fabriquer des bombes et deux ordinateurs.
La seconde pièce contenait un véritable arsenal militaire, des années ’20. Des armes de poing, des fusils d’assaut et même un lance-roquette.
Le problème, c’est la dernière pièce : un lieu de prière, avec une fresque représentant La Mecque sur l’un des murs, celui qui orienté Sud-Est j’ai supposé. Sur le sol, il y avait trois tapis de prière…

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The Postman Écrit par :

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